Sport

Vendée Globe : nouvelle tuile pour Jérémie

Depuis son 2e départ du Vendée Globe avec près de neuf jours de retard, Jérémie Beyou (Charal) court contre la montre et contre lui-même. Ses objectifs sont désormais de rejoindre un par un les bateaux devant lui. Alors qu'il arrive au Cap Horn, il voit son tour du monde se compliquer à nouveau. Explications.

Article écrit le 08 janvier 2021 à 07h00 par Edith Alberts. Temps de lecture :
Jeudi matin, Jérémie Beyou (Charal) a constaté une déchirure de sa voile d’avant. Appelée J2, c'est une pièce maîtresse pour la bonne marche du bateau. (photo archives Jérémie Beyou/Charal)

Semaine agitée

Lors de la semaine de Noël, Jérémie Beyou (Charal) n'a pas réussi à rattraper le groupe devant lui. L’océan Pacifique lui impose des conditions difficiles, avec du vent fort, mais surtout une mer très agitée, inconfortable. Le bateau ne peut pas accélérer. Le skipper est actuellement 18e du classement, à 2875 milles soit plus de 4600 kilomètres du premier, Yannick Bestaven (Maître Coq IV).

Milles : les marins n'ont pas comme unité de mesure le kilomètre mais le mille nautique, qui correspond à 1,852 mètre.

"C'est rock'n'roll"

"Mon objectif principal, ce sera de bien gérer les vents forts portants. Il ne faudra pas se rater au passage du Cap Horn, explique Jérémie. On est partis depuis plus de 50 jours, ces coins ne sont pas très faciles. Il faut piocher pas mal d'énergie et je sens que je suis bien cuit, il faut faire attention !"

Nouvelle casse

Jeudi matin, Jérémie Beyou a constaté une déchirure de sa voile d’avant. Appelée J2, c'est une pièce essentielle pour la bonne marche du bateau. Le marin a contacté son équipe à terre pour l'informer. Pour l'instant, la voile a été enroulée afin de la protéger, mais Jérémie va devoir monter au mât et la réparer. Une manœuvre pas si simple, surtout lorsque les conditions ne s'y prêtent pas. Jérémie doit affronter avec la plus grande prudence les 50 nœuds de vent attendus jusqu'au Cap Horn. Ensuite, il va attendre de trouver le bon moment pour réparer sa voile déchirée.

Baffe sur baffe

"Ce n’est pas évident de se reposer et ça caille ! Ce n’est vraiment pas un coin idéal pour les vacances, c’est sûr ! C’est un grand tunnel sans fin, dans lequel tu prends baffe sur baffe. Le bonhomme est un peu fatigué. Vivement le cap Horn, j’en ai plein le dos du Pacifique. Je devrais y arriver vers le 11 ou le 12, tout dépend si j’arrive à rester en avant du coup de vent…", raconte Jérémie Beyou. Décidément, la malchance lui colle à la peau dans ce Vendée Globe.

Nœud : 1 noeud = 1 mille par heure = 1,852 km/h.

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La rédaction du JDE suivra le navigateur et fera un point toutes les semaines sur la course du Vendée Globe. Pour suivre le skipper : https://www.jeremiebeyou.com/