Sport

Vendée Globe : Jérémie Beyou doit faire demi-tour

Ce n'est pas le scénario qu'il prévoyait pour son 4e Vendée Globe, mais il n'a pas eu le choix. Dans la nuit de mardi à mercredi au large de l'Espagne, Jérémie Beyou a essuyé des vents violents et une mer agitée. Il y a eu de la casse sur son bateau Charal. Il a décidé de faire demi-tour vers les Sables d’Olonne (Vendée).

Article écrit le 13 novembre 2020 à 07h00 par Infographie animée & textes Edith Alberts . Temps de lecture :

Dimanche 8 novembre, Jérémie Beyou s’est élancé en tant que grand favori de cette 9e édition du Vendée Globe. Le départ s'est idéalement déroulé pour le skipper et il était dans le peloton de tête au bout de deux jours de course.

Coup dur

Mardi 10 novembre, le bateau volant de Jérémie a été freiné lors de sa progression vers le sud. Une rencontre avec un objet flottant non identifié (Ofni) a abîmé un safran. N'arrivant pas à faire les réparations nécessaires seul, il a pris la douloureuse décision de revenir aux Sables-d’Olonne (Vendée) pour réparer les dégâts. Il devrait rallier le port ce vendredi 13 novembre en soirée ou samedi 14 novembre au matin.

Quels scénarios ?

« Nous avons un safran de rechange, donc ce n'est pas un souci, et pour le reste, tout dépendra de l'étendue exacte des dégâts. Nous allons évidemment tout faire pour réparer le bateau dans les meilleurs délais et permettre à notre skipper de repartir », a expliqué le directeur technique de Charal Sailing Team, Pierre-François Dargnies. Reste à savoir en combien de temps l'équipe pourra faire les réparations.
Si elles sont terminées en 24 heures ou moins, alors Jérémie Beyou pourra repartir dès le 14 ou 15 novembre dans le meilleur des cas. Il aura alors 6 ou 7 jours de retard. Si, par contre, les réparations sont plus longues, il ne pourra repartir que le 16 ou le 17 novembre, soit avec 8 ou 9 jours de retard face à ses concurrents. Ce type d'arrêt est autorisé jusqu’au 18 novembre à 14h20. Après cette date, il n'aura plus le droit de repartir.

Ne rien lâcher

De nombreuses personnes et des supporters lui ont adressé des messages de soutien via les réseaux sociaux. Notamment le skipper britannique Alex Thomson (Hugo Boss), un prétendant à la victoire :  « Désolé Jérémie, c’est dur. J’espère que tu arriveras à réparer et à revenir dans la course. » Le retour en Vendée est forcément une déception pour Jérémie. Mais «Ne rien lâcher» est l'une des formules préférées du skipper français. Ses rêves de victoire se sont-ils envolés ? Dès qu'il le pourra, Jérémie se lancera dans une nouvelle course, avec un nouveau challenge à relever. Et qui sait, il pourrait réserver de bonnes surprises…

Skipper : navigateur.
Safran : gouvernail.
Rallier : rejoindre.

Le bateau de Jérémie vole sur l'eau

Les bateaux du Vendée Globe ont une seule coque. On les appelle des monocoques. Ils font partie d'une classe (catégorie) appelée Imoca. Ils doivent tous mesurer 18,28 mètres de long.  Avant de lancer la construction du bateau, le skipper Jérémie Beyou et son équipe se sont posé la question suivante : "Quel est le bateau qui pourrait gagner le Vendée Globe ?" Pour y répondre, ils se sont entourés d'architectes navals pour construire un bateau performant et costaud avec de nouveaux foils. Ce sont ces fameux appendices (ou ailerons) qui permettent au bateau de s’élever au-dessus de l’eau. Depuis que le bateau a été mis à l'eau, il a encore évolué. Car il ne suffit pas d'être bon pour gagner le Vendée Globe. Il faut aussi rendre le bateau le meilleur possible pour terminer la course.

A lire également

✔️ Jérémie Beyou rêve de victoire ➡️ ICI

La rédaction du JDE suivra le navigateur et fera un point toutes les semaines sur la course du Vendée Globe. Pour suivre le skipper : https://www.jeremiebeyou.com/

Lire le JDE de la semaine