Monde

Pourquoi il y a la guerre au Soudan ?

En 2021, le général Al-Bourhane et le général Daglo s’étaient alliés pour prendre le pouvoir au Soudan, grand pays d’Afrique de l’Est. Mais aujourd’hui, leurs 2 armées s’affrontent.

Article écrit le 25 avril 2023 à 07h00 par Caroline Gaertner. Temps de lecture :
La population fuit les combats. Photo AFP

Amis, puis ennemis

Ils ont d'abord été alliés. En octobre 2021, le général Al-Bourhane et le général Daglo s’étaient unis pour prendre le pouvoir au Soudan, grand pays d’Afrique de l’Est. Mais depuis le 15 avril, leurs 2 armées s’opposent. Dans les principales villes, les Forces armées du Soudan (FAS, armée régulière), dirigées par le général Abdel Fattah Al-Bourhane et les Forces de soutien rapide (RSF) menées par Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti » s'affrontent au milieu des rues.

Les tensions grandissaient depuis plusieurs mois. L'armée, dirigée par le général Al-Bourhane, voyait d'un mauvais œil les forces du RSF devenir de plus en plus puissantes grâce à un bon entraînement et du bon matériel. En plus, « Hemetti » devenait de plus en plus riche, notamment grâce à un trafic d'or. 

Pas de discussion

Les violents combats ont fait de nombreuses victimes, plus de 330 morts et 3 200 blessés parmi la population, qui souffre déjà énormément de la pauvreté, de la faim et du manque de soins. Pourtant, les 2 militaires restent sourds aux demandes de cessez-le-feu. Chacun accuse l'autre d'avoir déclenché la guerre.

Le général Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane, chef de l’armée, a affirmé qu’il n’y aurait pas « de discussions politiques » avec son rival  : soit il cesse de « vouloir contrôler le pays », soit il se fera « écraser militairement ».

Pris au piège

La situation dans le pays est catastrophique. La nourriture, les médicaments manquent. Les Soudanais sont pris au piège dans les villes, car les combats ne cessent jamais.

Depuis que la lutte de pouvoir entre les deux généraux s’est transformée en bataille rangée, de nombreux habitants ont fui à l’étranger. Entre 10 000 et 20 000 personnes, en majorité des femmes et des enfants, sont passés au Tchad, pays voisin.

Cette crise survient dans un pays où le désordre était déjà grand et même si les combats cessent, il sera certainement très difficile de faire revenir la paix.

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