Monde

Que s'est-il passé le 11 septembre 2001 ?

Le 11 septembre 2001, il y a tout juste 20 ans, plusieurs attaques frappent les États-Unis. Cet événement a changé le monde. Julie, notre journaliste, était à New York ce jour-là.

Article écrit le 10 septembre 2021 à 05h00 par Julie Tassetti & Caroline Gaertner. Temps de lecture :
Il est 9h03 le 11 septembre 2001 à New York. Un second avion vient de percuter le World Trade Center. Photos AFP

1. Que s’est-il passé ?

✪ Le 11 septembre 2001 au matin, 2 avions foncent sur le World Trade Center, les 2 plus hautes tours de New York, une grande ville de la côte Est des États-Unis.
✪ À 9 h 37, à Washington, un avion s’écrase sur le Pentagone, qui abrite le commandement de l’armée américaine.
✪ Un 4e appareil se crashe dans un champ en Pennsylvanie à 10 h 03.


À New York, il est 9 h 59 quand la tour Sud, très endommagée, s’effondre. À 10 h 28, c’est la tour Nord qui s’écroule à son tour.
En moins de 2 heures, près de 3 000 personnes perdent la vie et 6 000 sont blessées.


2. Qui a commis cette attaque ?

C’est l’organisation islamiste Al Qaïda. Son chef, Oussama Ben Laden, est considéré comme le pire ennemi des États-Unis. En tout, 19 terroristes ont participé à l’attaque.

3. Pourquoi ont-ils attaqué ?

Ben Laden reproche aux Américains les guerres et les actions qu’ils mènent dans les pays arabes. En visant des lieux qui représentent le pouvoir et la richesse des États-Unis, il veut montrer que le pays le plus puissant du monde est un géant fragile.

4. Qu’est-il arrivé ensuite ?

En réponse à ces attentats, le président des États-Unis, George Bush, déclenche des guerres dans 2 pays qu’il accuse de soutenir les terroristes : l’Irak et l’Afghanistan.
La tête d’Oussama Ben Laden est mise à prix pour 5 millions de dollars. Après une véritable chasse à l’homme, il est retrouvé et tué le 2 mai 2011.
Malgré plusieurs années de lutte contre le terrorisme, les attaques continuent de se produire à travers le monde.

Islamiste : personne qui veut imposer une vision très sévère de l’islam, la religion des musulmans.
Terroriste : personne ayant recours à des actions violentes afin de créer la terreur pour faire accepter de force ses idées.

Un nuage de fumée

Ce matin-là, le ciel de New York est bleu, la journée s’annonce belle et ensoleillée. Je suis en vacances avec mon frère. Nous partons nous promener à Central Park quand notre regard est attiré par un énorme nuage de fumée, à l’autre bout de la ville. Nous pensons à un entrepôt en feu et, sans trop réfléchir, marchons dans cette direction. Nous croisons des personnes qui ont l’air de fuir, le visage marqué par la peur. Le maquillage des femmes dégouline à cause des larmes. Je comprends qu’il se passe quelque chose de très grave. Mon estomac se noue. Un ouvrier a mis à fond la radio de sa camionnette. « Deux avions ont percuté le World Trade Center », annonce un journaliste.

La 2e  tour s’effondre

Nous entendons ensuite le président américain, George Bush, parler de l’armée en « état d’alerte maximale ». Et c’est alors que l’impensable se produit. Au loin, la 2e tour s’écroule. On voit des débris qui volent de tous côtés, au milieu d’une épaisse fumée grise. C’est hallucinant ! La veille, j’étais au pied du World Trade Center, ces 2 tours de 110 étages chacune, qui étaient les plus hautes de la ville.

Autour de moi, j’entends quelques cris, des « Oh my God ! » (« Oh mon Dieu »), mais il n’y a pas de mouvement de panique. Au contraire, les gens restent immobiles et chuchotent. Un silence angoissant dans cette ville qui, d’ordinaire, est bruyante et toujours en mouvement.

Sirènes dans le silence

Le seul son est celui des ambulances, des voitures de police et des camions de pompiers. Ils foncent, sirènes hurlantes, vers le lieu du drame. En les voyant défiler, je commence à réaliser ce qui est arrivé. J’ai une boule dans la gorge et envie de pleurer. C’est l’angoisse qui s’installe, la peur d’autres attentats, augmentée par l’odeur de brûlé qui se répand dans la ville.

Un bout d’avion dans le salon

Pour résister à la panique, je laisse le métier reprendre le dessus. Je vais parler aux gens, écouter leurs témoignages et envoyer des articles à mon journal. Parmi les premières personnes que je rencontre, une jeune femme qui habite non loin des tours. « Je viens d’avoir mon mari au téléphone. Il va bien, mais un morceau d’avion a atterri dans notre salon », me raconte-t-elle.

« New York va vivre »

Dès le lendemain, des centaines de photos s’affichent partout. Celles de personnes dont la famille ou les amis sont sans nouvelles. C’est très émouvant de voir tous ces visages souriants, qui ont disparu. Mais je découvre que même dans la pire des situations, l’espoir existe. À l’image de ce jeune homme qui a écrit sur son tee-shirt « NYC will live on » : « New York va continuer à vivre ».

Récit de Julie Tassetti