Monde

Urgence au camp de Moria

Le 9 septembre, plusieurs incendies ont ravagé le camp de réfugiés de Moria, sur l’île de Lesbos, en Grèce. Du jour au lendemain, les 12 000 personnes qui vivaient là se sont retrouvées à la rue.

Article écrit le 15 septembre 2020 à 07h00 par MV & CG. Temps de lecture :
AFP

C’est quoi le camp de Moria ?

Rejoindre l’Europe, c’est ce que souhaitent de nombreux réfugiés venus d'Afghanistan, de Syrie, de Somalie ou du Congo. Ils fuient la guerre ou la pauvreté. Chaque année, ils sont des milliers à rejoindre l’île grecque de Lesbos. Elle est tout près de la Turquie et représente pour eux une porte d’entrée vers l’Angleterre, la France ou l’Allemagne où ils espèrent vivre une vie meilleure.

Lorsqu’ils arrivent sur l’île, ces migrants sont placés dans un endroit prévu pour les accueillir : le camp de Moria. Ils sont obligés de rester là tant qu’on ne leur a pas dit si oui ou non, ils peuvent rester en Europe. Ce qui peut prendre des années. Depuis 2015, le camp est surpeuplé. Ils sont 12 000 alors qu’il n'est conçu que pour 3000 personnes. Les conditions de vie y sont très difficiles. Les personnes manquent d’eau, de nourriture, de place. Tout est très sale et dangereux.

Que s’est-il passé ?

 Dans la matinée du 9 septembre, le camp tout entier est parti en fumée. Plusieurs incendies poussés par des vents forts ont détruit les affaires et les abris des habitants. Si personne n’a été blessé, ceux qui vivaient dans le camp se sont retrouvés sans nulle part où aller. 

Que vont devenir les personnes qui vivaient là ?

 Le gouvernement grec a décidé d’installer de nouvelles tentes dans une grande ville de l’île, Mytilène, en attendant de construire de nouvelles zones d’accueil sur le territoire. Mais les personnes qui vivaient à Moria ne veulent pas d’un nouveau camp. Pour elles, c’est le moment ou jamais d’obliger les pays européens à s’occuper d’elles. Pour le moment, 10 d'entre eux ont décidé d’accueillir 400 enfants qui habitaient le camp sans leur famille. Mais les adultes ne savent pas encore s’ils pourront quitter l’île de Lesbos. C’est aux pays de l’Union européenne de décider.

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