Monde

Le Liban doit se relever

Une terrible explosion est survenue le 4 août à Beyrouth, la capitale du Liban. La ville a été en partie dévastée. Comment le Liban, déjà dans une situation difficile, va-t-il se relever ?

Article écrit le 11 août 2020 à 07h00 par C. Gaertner. Temps de lecture :
AFP

Deux explosions

D'abord de la fumée blanche. Puis, une première explosion. Ensuite, un nuage orange et une terrible déflagration, qui a fait exploser les fenêtres des kilomètres à la ronde. C'est la fin d'après-midi sur le port de Beyrouth, la capitale du Liban (Proche-Orient). En quelques secondes, tout est balayé.

La plus puissante des explosions a été causée par du nitrate d'ammonium. Ce produit chimique utilisé pour fabriquer des engrais était stocké dans un bâtiment du port. Il y en avait 2750 tonnes. Un incendie aurait provoqué son explosion.

Une ville ravagée

La puissance de l'explosion a démoli des dizaines d'immeubles et de maisons. Plus de 300.000 habitants sont sans logement à Beyrouth. Le bilan est de 137 morts et plus de 5000 blessés. Quatre hôpitaux de la ville ne fonctionnent plus. Heureusement, l'aide est arrivée très vite du monde entier. Mais il faut qu'elle soit bien utilisée. Et c'est là tout le problème du Liban.

Un pays en souffrance

Avant cette catastrophe, le pays traversait une grave crise. Economique d'abord : le pays n'a plus d'argent pour payer ses dettes. Les Libanais sont de plus en plus pauvres. Politique ensuite : les Libanais n'ont plus confiance dans leurs personnalités politiques pour trouver des solutions. Il va falloir apporter des changements importants et urgents pour que le Liban se relève de cette catastrophe.

Dégflagration : explosion.
Engrais : produit utilisé pour aider les plantes à pousser.
Dette : argent que l'on doit rembourser.

Des Libanais posent dans leurs appartements dévastés par l'explosion.

C'est quoi la corruption ?

Les Libanais n'ont plus confiance en leurs dirigeants car ils estiment qu'ils sont corrompus. Ils font passer leurs intérêts personnels avant ceux du pays et n'hésitent pas à garder pour eux l'argent destiné au développement du Liban. Le président de la République française Emmanuel Macron s'est rendu à Beyrouth peu après l'explosion. Il a discuté avec les dirigeants du pays. Le message était clair : le Liban ne sera soutenu que si ceux qui sont à sa tête sont honnêtes.

Le 10 août, 5 jours après le drame, le Premier ministre libanais a annoncé la démission de son gouvernement. Tout le monde se demande qui occupera la place. Ces nouveaux dirigeants seront-ils capables de changer le pays en profondeur ? C'est tout ce qu'espèrent les Libanais.

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