Sport

Adam, du chaud au froid

Adam Lemiere-Mac Douglas, 24 ans, est un ancien nageur de haut niveau. Il a participé à 2 courses extrêmes dans le désert et sur la glace. Son but : montrer que le corps peut s’adapter.

Article écrit le 16 décembre 2022 à 07h00 par Propos recueillis par Caroline Gaertner. Temps de lecture :
Adam est le seul homme à avoir couru dans le désert, puis sur la glace à 4 jours d’écart. Photo DR
Adam Lemière-Mac Douglas
Adam Lemière-Mac Douglas

Pourquoi réalisez-vous ces défis sportifs ?

À travers ces défis, je veux alerter le public sur des sujets importants. Lors de mon premier projet, j’avais recueilli de l’argent pour lutter contre le cancer. Cette fois-ci, j’ai couru 120 kilomètres dans le désert du Sahara, puis 63 kilomètres sur la banquise, 4 jours plus tard. En 96 heures, j’ai subi un écart de température de 77 degrés.

Pourquoi ces 2 courses ?

Mon objectif, cette fois, était de sensibiliser sur le dérèglement du climat. Je trouve qu’on parle du réchauffement de la planète de manière inquiétante. Un peu comme si on criait sans arrêt sur un enfant pour lui faire apprendre une leçon. Ça ne peut pas marcher. Je préfère être optimiste, rassurant, en montrant que le corps humain peut s’adapter si on le prépare et si on lui en laisse le temps.

Comment avez-vous vécu ces courses ?

Dans le désert, les températures sont montées jusqu’à 47 degrés. Je suis arrivé quelques jours avant pour que mon corps s’habitue à la chaleur. Je m’étais préparé, mais je n’avais pas prévu les montées ! J’ai ressenti une grande fatigue, je me sentais mou, avec quelque chose qui me tapait sans arrêt sur la tête. Je savais que ça allait être comme ça. Mais en plus, il y a eu des tempêtes toutes les nuits et même de la pluie !

Et pour le froid ?

Sur la banquise, j’ai beaucoup souffert à cause de ma sueur qui gelait, des contractures dans mes muscles et mon ventre, du vent glacé.

Quel message souhaitez-vous que l’on retienne ?

J’ai voulu comprendre comment le corps réagit face à ces situations extrêmes. Il peut s’adapter, mais il faut qu’il en ait le temps. Nous pourrons supporter les modifications du climat qui vont se produire. Mais ce qui est important, c’est de changer nos comportements afin qu’elles arrivent le moins vite possible, pour que nous ayons le temps de nous y habituer.

Optimiste : qui prend les choses du bon côté.

Se dépasser

Les défis que se lance Adam l’obligent à se dépasser. Cela signifie « sortir de sa zone de confort, de ses habitudes, ne pas avoir peur de se lancer dans ses rêves. Pour aller là où les gens pensent qu’on ne peut pas aller. Si on se dépasse, on en apprend beaucoup sur soi, on développe des qualités qui nous serviront toute la vie. »

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