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Les perdants de la Coupe du monde
A trois mois du début de la Coupe du monde de football, on connait déjà les perdants de ce grand rendez-vous : les habitants pauvres des bidonvilles.
La Coupe du monde, les Jeux olympiques : ces manifestations sportives intéressent tout le monde. Chacun aime regarder les images montrant les exploits des sportifs et la joie des supporters. Mais, il y a souvent des problèmes qu'on ne voit pas à la télé ou dans la presse. La Coupe du monde en Afrique du Sud est la première grande manifestation sportive sur le continent africain. Du coup, les autorités veulent montrer au monde une belle image de leur pays. Elles font construire des stades et des hôtels pour les nombreux visiteurs attendus. Tous ces projets permettent à beaucoup d'Africains d'avoir un travail régulier. Le pays développe son infrastructure et lance de nombreux programmes d'aide, ce qui va améliorer les conditions de vie durablement.
Mais la Coupe du monde n'a pas que des effets positifs sur la population. Dans les grandes villes d'Afrique du Sud, de nombreux habitants ont dû quitter leur domicile pour que soient construits des terrains d'entraînement ou des stades. Des habitants très pauvres, issus des « townships » (nom des bidonvilles en Afrique du Sud, ces petites habitations construites de bric et de broc) ont dû partir car les autorités ne voulaient pas montrer la misère. Parfois, la police les a fait sortir de leur maison de force.
Ce phénomène de déplacement et d'expulsion n'est pas nouveau. Presque toutes les grandes manifestations sportives en Asie ont eu le même effet sur une partie de la population. En 1988 à Séoul (Corée du Sud), 720 000 personnes étaient obligés de déménager. A Pékin (Chine) en 2008, c'étaient même 1,5 million !
La plupart du temps, on ne les dédommage pas du tout, ou bien pas suffisamment. Résultat : les personnes déplacées hors des villes perdent leur emploi (à cause du chemin trop long et des transports trop chers) et leur pauvreté s'aggrave.
Les autorités ont fait construire des quartiers provisoires, loin des villes, pour ces populations, en leur promettant un nouveau logement dans des immeubles neufs. Mais incapables de payer les loyers trop élevés, ces populations finissent par rester plusieurs années dans leur quartier provisoire.
Hier, Raquel Rolnik, experte des Droits de l'homme aux Nations unies, a critiqué les responsables de la Fifa (Fédération internationale de football). Selon elle, la Fifa ne fait rien pour obliger les pays organisateurs du Mondial à assurer le droit au logement des personnes déplacées. Le Comité olympique international, lui, a pris en compte ce problème.
La FIFA n'a pas répondu à ces reproches.
Si la lutte contre la misère sociale ne commence pas maintenant, alors que le monde entier regarde l'Afrique du Sud, elle ne commencera jamais ! C'est en tout cas ce que disent beaucoup d'habitants. Peut-être ont-ils raison...
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pas juste - Posté le 12/03/10 à 17:56 par ticklina
Ce n'est pas juste de devoir quitter son domicile mais les bidonvilles n'ont pas le droit d'être construits. -
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Vulgarité - Posté le 09/03/10 à 18:29 par jean06
Je trouve cela trés trés méchant de se moquer des habitants des bidonvilles , car déjà ils sont pauvre alors ..... -
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cool! - Posté le 09/03/10 à 17:53 par cheal
oh!di donc il faut faire quelquechose! -



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